RESULTAT DU 4é RESSENCEMENT DEMOGRAPHIQUE AU BURKINA
Le mardi 1er juin 2010 à Ouagadougou, l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) a procédé à la dissémination des rapports d’analyses thématiques des résultats du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) effectué en 2006. Présidée par le ministre de l’Economie et des Finances, Lucien Marie Noël Bembamba, cette cérémonie de dissémination constitue la dernière étape dudit recensement, quatrième du genre.
Par décret du 19 juillet 2005, le gouvernement burkinabè avait institué l’organisation d’un quatrième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) en décembre 2006. Le dénombrement a permis de compter la population sur toute l’étendue du territoire national et de recueillir ses principales caractéristiques. L’objectif visé par une telle opération était d’obtenir des informations chiffrées récentes, fiables et suffisamment détaillées sur les caractéristiques socio-économiques de la population. D’un coût global de près de 8 100 000 000 F CFA financé à hauteur de 76, 3% par le budget national, le RGPH a fourni des résultats définitifs qui ont été publiés en novembre 2008. Ces résultats ont fait l’objet d’une analyse et 16 rapports ont été produits. C’est dans ce cadre que l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) a procédé le mardi 1er juin 2010 dernier à la dissémination desdits rapports.
La cérémonie a été présidée par le ministre de l’Economie et des Finances, Lucien Marie Noël Bembamba. Après avoir remercié toute la population burkinabè pour le temps qu’elle a bien voulu consacrer à répondre au questionnaire du recensement, il a fait remarquer que ces rapports ont pour but de mettre à la disposition des utilisateurs nationaux et internationaux des éléments sur les problématiques et les défis qu’engendre l’évolution démographique. A cet effet et selon les rapports d’analyses thématiques issus du recensement, la population du Burkina Faso en 2006 était établie à 14 017 262 habitants, composés de 48,3% d’hommes et 51,7% de femmes, soit un rapport de 93 hommes pour 100 femmes.
La région du Centre est la plus peuplée avec 12,3% de l’ensemble de la population. En revanche, celle des Cascades est la moins peuplée avec 3,8%. En outre, la population est jeune en ce que 50% des habitants ont moins de 16 ans et les personnes âgées de moins de 20 ans représentent 57% de l’ensemble.
La moyenne d’âge de cette population serait donc de 21,8%. Par ailleurs, entre 1996 et 2006, la population du Burkina Faso aurait connu un accroissement annuel moyen de 3,1%. Par conséquent à ce rythme, elle doublerait d’ici 2030.
Pour Lucien Marie Noël Bembamba, ces résultats sont préoccupants, mais il indique cependant que les enseignements tirés de ce recensement vont permettre au gouvernement de mieux planifier le développement des entités décentralisées et de mesurer les progrès réalisés dans la mise en oeuvre du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP).
AU BURKINA FASO ,Il y aurait 2,3% de taux de chômage
s’il y a eu un chiffre qui a fait douter plus d’un, c’est bien celui portant sur le taux de chômage, estimé à 2,3%.
Malgré les explications destechniciens de l’INSD ce taux est resté bien curieux.
Après l’exposé du DG, le ministre de l’Economie et des Finances, Noël Bembamba, président de la cérémonie, a félicité l’équipe pluridisciplinaire faite de démographes, de statisticiens, d’économistes, de sociologues, d’anthropologues et de géographes, qui a dirigé les travaux.
Il a gardé l’espoir, tout comme son collègue de la Santé, Seydou Bouda, présent lui aussi dans la salle, que le Burkina peut construire son développement parce que la majeure partie de sa population est jeune. Et c’est avec la jeunesse, dit-il, qu’on peut inventer l’avenir, notamment en la formant et en la soignant.
Ces propos venant d’un ministre de la Santé et de celui surnommé grand argentier du Burkina, on ne peut qu’attendre de voir comment cette jeunesse bénéficiera des fruits de cette promesse.
Pourquoi 2,3% de taux de chômage ?
Les experts des statistiques ont travaillé conformément aux normes établies par le Bureau international du travail (BIT). Selon ces textes, pour savoir qu’une personne est chômeuse ou pas, il suffit de lui demander si dans les 72h précédentes, il a eu à effectuer un travail.
Si elle répond par l’affirmative, alors elle ne fait pas partie du cercle des chômeurs. Sachant qu’au Burkina une personne en âge de travailler n’est jamais totalement désœuvrée, on comprend pourquoi ce taux est de 0,6% en milieu rural et de 9,2% en milieu urbain, donnant ainsi un taux national de 2,3%.