Ecole et développement

Publié le par assovf.over-blog.org

 

 Adapter l’éducation aux réalités locales

 

Dans le cadre des activités du cinquantenaire de l’école de Ouessa, Mgr Raphaël Der Dabiré, évêque de Diébougou, a animé une conférence publique, le vendredi 18 décembre 2009 à la mairie de Ouessa, sous le thème : "Ecole et développement".

 

Au cours de cette conférence, l’évêque s’est évertué à démonter la nécessité de l’éducation pour le développement.

L’éducation est un facteur incontournable dans le développement, elle en constitue même la base. C’est ce que Mgr Raphaël Der Dabiré, évêque de Diébougou, a développé, le vendredi 18 décembre 2009 à Ouessa, lors d’une conférence publique.

 

Pendant deux heures, "le maître de la Parole", "le prédicateur de la Bonne Nouvelle", à travers le thème "Ecole et développement", a démontré que sans éducation, il n’y a point de développement. Selon lui, le développement est un processus qui est basé sur trois principes.

 

Il s’agit de la capacité à pourvoir à ses propres besoins de base, la confiance de soi et la liberté. "Le développement est donc une amélioration constante des conditions matérielles, morales et spirituelles de vie, au double niveau individuel et communautaire.

 

Aucun peuple ne peut prétendre à ce processus s’il est esclave d’un autre peuple ou des phénomènes naturels", a martelé Mgr Der Dabiré.

 

La culture, a-t-il poursuivi, est un facteur très déterminant dans le processus du développement. Toutefois, la culture étant une valeur qui se transmet par l’éducation, l’école doit être adaptée aux réalités de chaque localité.

 

Pour atteindre un bon niveau de développement, l’évêque de Diébougou estime qu’il faut mettre l’accent sur la formation des jeunes, en vue de faire de la jeunesse le fer de lance du développement. Pour le cas des adultes qui n’ont pas eu l’occasion d’aller à l’école, Mgr Der Dabiré leur propose l’alphabétisation dans les centres créés à cet effet. "Sans éducation, formelle et formation à des compétences concrètes, pas de développement", a laissé entendre le conférencier.

 

Pourquoi malgré le taux de scolarisation, qui est en croissance, le Burkina reste toujours sous-développé ?

 

Le contenu des programmes d’enseignement n’est-il pas un obstacle au développement pour un pays agricole ?

 

 Pourquoi l’Eglise est-elle contre la limitation des naissances dans un pays où la population tend à dépasser les ressources disponibles ?

 

Telles ont été, entre autres, quelques préoccupations soulevées par les participants. Pour Mgr Raphaël Der Dabiré, il faut adapter l’éducation aux réalités du Burkina pour lui permettre d’amorcer un vrai développement.

 

Sur la question de la limitation des naissances, l’évêque préfère parler de régulation de naissance au lieu de limitation. Selon lui, la population est, elle-même, un atout qu’il faut exploiter à bon escient.

 

En outre, a indiqué Mgr Dabiré, l’Eglise combat l’utilisation des préservatifs pour le vagabondage sexuel.

 

Lassané Osée OUEDRAOGO

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