un vaccin contre le VIH/SIDA
SIDA :résultats « étonnamment bons » pour un vaccin contre le VIH
Source : CORDIS Nouvelles, le 05/09/2006 à 13h29
Un vaccin contre le VIH testé à l'institut Karolinska (Suède) a donné des résultats «étonnamment bons », plus de 90 % des sujets ayant développé une réponse immunitaire à la phase 1 des essais.
« Jamais un vaccin de ce type n'avait donné de si bons résultats », a déclaré le professeur Eric Sandström, médecin chef à l'hôpital universitaire Karolinska.
Les tests, réalisés à l'hôpital et à l'institut suédois de contrôle des maladies infectieuses, pourraient ouvrir la voie à un vaccin viable, ce qui pourrait réduire considérablement l'impact de la maladie en une génération.
Le vaccin « génétique » utilise des éléments du code génétique du VIH pour faire une première immunisation de l'organisme, générant une réponse immunitaire qui pourrait être efficace contre le véritable virus VIH. Le vaccin a été administré aux sujets au moyen d'une nouvelle technique, le système d'injection sans aiguille « Bioject ».
Les sujets ont reçu trois doses du vaccin « génétique », puis une quatrième dose, pour laquelle des éléments du vaccin VIH ont été joints à un vaccin traditionnel. « Notre vaccin est conçu de telle manière qu'il peut protéger contre de nombreux types de VIH circulant en Afrique et en Occident », a déclaré le professeur Britta Wahren, également de l'institut Karolinska.
La phase 2 des essais débutera en Tanzanie à l'automne 2006. Non seulement les résultats des essais suédois seront vérifiés, mais des spécialistes locaux seront également formés à l'administration du vaccin et à la gestion du laboratoire de recherche. Les résultats des travaux, réalisés grâce à une collaboration entre chercheurs de Suède (qui ont assuré la phase 1 des essais), des États-Unis (qui ont fourni les vaccins et le système pour les administrer), et de Tanzanie (où la phase 2 des essais se déroulera), ont été publiés le 30 août à l'occasion de la conférence sur le vaccin contre le sida/VIH à Amsterdam.
La fondation Gates a annoncé récemment qu'elle allouera 287 millions de dollars (225millions d'euros) à la recherche sur le vaccin contre le VIH pour accélérer la mise au point d'un vaccin viable. Un vaccin contre le sida, dérivé d'un vaccin contre la rougeole
Institut Pasteur, le 01/12/2005 à 10h22
Ce projet financé par l'Union Européenne sera mené en collaboration avec des centres de recherche académiques situés en France, en Belgique et en Grande Bretagne. Glaxo SmithKline Biologicals et l'Institut Pasteur s'engagent dans une collaboration à l'échelle européenne pour le développement d'un vaccin contre le Sida fondé sur une technologie qui permet d'introduire des gènes du VIH dans un vaccin contre la rougeole.
L'Institut Pasteur va céder à GSK Biologicals un droit d'accès à son brevet sur la technologie des vecteurs recombinants de la rougeole et les deux partenaires vont collaborer au développement d'un candidat vaccin contre le Sida.
Le vaccin contre la rougeole, utilisant la souche Schwarz du virus de la rougeole, est connu pour conférer une immunité de très longue durée. Les scientifiques espèrent que l'utilisation de ce vaccin rougeole comme vecteur de protéines du VIH leur permettra de développer un vaccin efficace et offrant une protection de longue durée contre le Sida.
Ce projet est soutenu par une subvention de 5,5 millions d'euros de l'Union Européenne. Il sera mené en collaboration avec quatre centres de recherche situés en France, en Belgique et en Grande-Bretagne : le CIC de vaccinologie Cochin-Pasteur situé à l'Hôpital Cochin à Paris,le centre de vaccinologie de l'Université de Gand en Belgique, et en Grande-Bretagne, le St.George's Hospital Medical School's Vaccine Institute et le National Institute for Biological Standards and Control.
Le projet prévoit le développement d'un procédé de production de vaccins expérimentaux ainsi que l'exécution de deux essais cliniques. Le premier essai évaluera l'innocuité de l'approche utilisée. Le second vérifiera à la fois l'innocuité et le pouvoir immunogène du vaccin chez des volontaires ayant une immunité pré-existante contre la rougeole. La collaboration est prévue pendant quatre à cinq ans et les essais cliniques commenceront au cours de la troisième année.
"La gravité du problème du Sida au niveau mondial exige que toutes les voies possibles de développement d'un vaccin sûr et efficace soient examinées" déclare Jean Stéphenne, Président de GlaxoSmithKline Biologicals, la division vaccin de GSK."Nous sommes très enthousiasmés par ce partenariat avec l'Institut Pasteur, qui apporte son aura historique et sa technologie innovante du vaccin recombinant de la rougeole. Nous sommes aussi extrêmement heureux que l'Union Européenne puisse apporter un soutien financier nécessaire.
Il s'agit d'un modèle de partenariat entre les secteurs public et privé. GSK travaille sur différentes approches de vaccins contre le Sida dans le but de développer un vaccin efficace et de le rendre accessible à tous ceux qui en ont besoin." GSK, très actif dans la lutte contre les trois principales pathologies infectieuses de gravité mondiale, est fier d'apporter sa contribution scientifique et son expertise industrielle dans la recherche contre le VIH, la tuberculose et la malaria.
"Plus de 20 ans après la découverte du VIH à l'Institut Pasteur, le Sida reste l'un de nos objectifs prioritaires. Les chercheurs de l'Institut Pasteur sont impliqués dans des approches innovantes dans le but de combattre ce fléau inacceptable. Nous nous réjouissons aujourd'hui du soutien de l'Union Européenne et nous sommes heureux de mener ce projet en partenariat avec GlaxoSmithKline Biologicals, un leader dans le développement de vaccins contre un grand nombre de pathologies dont le VIH," ajoute Alice Dautry, Directrice Générale de
l'Institut Pasteur.
Pour Octavi Quintana-Trias, Directeur de la Recherche Médicale de la Commission Européenne, l'engagement de l'industrie est primordiale pour le développement d'un vaccin sûr et efficace contre le Sida. L' Union Européenne encourage la collaboration entre des partenaires académiques et industriels dans des projets de recherche innovants. Le partenariat entre l'un des leaders mondiaux de la production de vaccins et un institut de recherche biomédicale de renommée mondiale aura sûrement un impact fort dans la recherche d'un vaccin contre le Sida. Ce programme s'ajoute aux dix nouveaux projets sur le VIH/Sida que
l'Union européenne financera cette année. GSK Biologicals avait déjà annoncé cette année une collaboration avec l'International AIDS
Vaccine Initiative pour le développement d'un vaccin contre le Sida utilisant un vecteur adénovirus non humain spécifique des primates. GSK Biologicals développe également en interne un projet de vaccin contre le Sida utilisant une technologie qui repose sur l'utilisation d'adjuvants dont la firme est propriétaire. Le développement d'un vaccin efficace pourrait nécessiter la combinaison de plusieurs de ces approches.
À l'Institut Pasteur à Paris, une quinzaine d'équipes sont mobilisées sur le VIH et travaillent sur différentes approches couvrant la plupart des domaines de recherche actuellement prioritaires, et parmi elles, plusieurs ont trait à la recherche de vaccins. De nombreux
programmes sont réalisés en liaison avec l'Agence Nationale de Recherche sur le Sida (ANRS) et en collaboration avec le Réseau International des Instituts Pasteur.
Peut-être un jour : un vaccin contre le SIDA dans la tomate ?
Source : ADIT BE Russie, le 14/11/2004 à 12h05
Des chercheurs russes du Centre Scientifique d'État "Vector" pour la Virologie et la Chimie Bioorganique auraient réussi à incorporer un antigène dans des tomates qui permettrait d'obtenir la protéine requise pour le vaccin contre le SIDA. Les recherches seraient supportées par le centre scientifique et technologique international (ISTC) à Moscou
Des plantes transgéniques contenant un antigène du SIDA ont déjà été cultivées, mais elles étaient soit non comestibles, comme le tabac, soit nécessitaient une cuisson détruisant la protéine, comme la pomme de terre. La tomate a aussi l'avantage d'être mieux cultivable en Russie que la banane déjà utilisée par les scientifiques occidentaux comme support de vaccin. Les scientifiques russes ont observé que les tomates de 2ème génération obtenues par bouturage développaient aussi la protéine souhaitée, non seulement dans les feuilles, mais aussi dans le fruit.
Le directeur de l'Institut, Valentin Vlasov, considère que le développement des scientifiques sibériens est très prometteur : "De tels vaccins sont très économiques dans la production, il n'y a rien de meilleur marché que produire des plantes. Et le produit est sûr et inoffensif". Si les scientifiques russes n'ont pas encore de vaccin contre le SIDA dont l'efficacité a été démontrée, ils en ont déjà un support efficace.
Sida : Nouvelles perspectives pour le développement d'un vaccin
Institut Pasteur, le 07/12/2004 à 14h08
L'équipe d'Ara Hovanessian (CNRS-Institut Pasteur) en collaboration avec l'équipe de Sylviane Muller (CNRS) a obtenu avec succès des anticorps fabriqués chez le lapin capables de bloquer in vitro l'infection de lymphocytes T humains par différentes souches du virus du SIDA, le VIH-1.
C'est la première fois que des anticorps dirigés contre une protéine d'enveloppe du VIH-1 présentent une réactivité avec différents isolats de virus testés. Ces résultats, publiés dans la revue Immunity du 16 novembre 2004, ouvrent des perspectives intéressantes pour le développement d'un vaccin contre le SIDA.
Vingt ans après l'identification du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), la pandémie du SIDA constitue toujours l'un des défis majeurs de santé publique à l'échelle mondiale. Le besoin d'un vaccin dirigé contre le VIH est donc plus que jamais nécessaire. L'équipe d'Ara Hovanessian (CNRS-Institut Pasteur), en collaboration avec l'équipe de Sylviane Muller (CNRS), a identifié un domaine dans la glycoprotéine gp41 de l'enveloppe du VIH responsable de l'interaction avec la Cavéoline.
La Cavéoline est une protéine de la membrane cellulaire qui, en association avec d'autres constituants de la membrane, forme une plate-forme impliquée dans l'interaction puis l'internalisation d'éléments externes, comme des virus par exemple. Ce domaine de gp41, nommé CBD1, pour " Caveolin-1 Binding Domain ", pourrait donc jouer un rôle important au cours de l'infection des cellules par le VIH.
Le domaine CBD1 est conservé dans chacune des souches du VIH isolées à ce jour. Des peptides correspondant à ce domaine (peptides CBD1) ont été synthétisés. Les sérums de lapins immunisés contre ces peptides ont la capacité d'inhiber, in vitro, l'infection de lymphocytes T CD4+ humains, par des isolats primaires du VIH-1 appartenant aux différents sous-types viraux.
Les anticorps anti-CBD1 agissent à deux niveaux : d'une part, ils inhibent l'infection de cellules par le VIH et d'autre part, sur des cellules déjà infectées, ils conduisent à la production de virus défectifs (incapables d'infecter d'autres cellules). Ceci démontre que le domaine CBD1 peut être utilisé comme une cible privilégiée pour le développement d'une réaction immunitaire efficace.
Il est intéressant de noter que les patients infectés par le VIH-1 possèdent peu ou pas d'anticorps dirigés contre le domaine CBD1 (travail effectué en collaboration avec Claude Desgranges, Inserm, Hôpital St Louis) qui est probablement masqué dans la particule virale, in vivo.
Ce domaine est cependant bien reconnu par les anticorps générés après immunisation avec le peptide CBD1 synthétique, qui lui même n'est pas masqué.
Ainsi, le peptide synthétique CBD1 apparaît plus immunogène (inducteur d'anticorps) que le domaine CBD1 naturellement présent dans gp41. La présence d'anticorps anti-CBD1 chez certains patients suggère néanmoins que le domaine CBD1 est immunogène chez l'homme. De ce fait, les peptides CBD1 synthétiques pourraient induire une production d'anticorps neutralisants, après administration à des individus sains ou porteurs du VIH.
L'un des défis de la recherche vaccinale dans le domaine du SIDA est d'induire une réponse immune conduisant à la production d'anticorps neutralisants, afin d'inhiber l'infection de nouvelles cellules, et par voie de conséquence, de réduire le nombre de particules virales (la charge virale) et le nombre de cellules infectées de façon latente dans les différents réservoirs du virus au niveau de l'organisme.
L'activité inhibitrice des anticorps anti-CBD1 contre l'infection de lymphocytes T CD4+ par différents isolats de VIH-1, associée à la conservation du domaine CBD1 parmi les différents isolats viraux, suggère que le peptide CBD1 constitue une bonne source pour l'induction d'une réponse immune protectrice (production d'anticorps neutralisants). Le peptide CBD1 pourrait donc être utilisé comme l'un des éléments d'un vaccin prophylactique en association avec d'autres préparations vaccinales induisant une réponse immune humorale (production d'anticorps) et/ou une réponse immune cellulaire (stimulation de cellules " tueuses " cytotoxiques).
Par ailleurs, du fait de l'absence d'anticorps naturels chez la majorité des patients séropositifs, le peptide CBD1 pourrait également avoir une application comme vaccin thérapeutique.
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